1       Présentation

Pourquoi « Au Doul » ?

Le petit village de Peyriac de mer est un lieu très convivial, familial, où la majorité des gens se connaissent et se côtoient.

Nous avons la chance d’avoir un site exceptionnel entre les étangs de Sigean, la garrigue et les forêts de pins.

Pris dans les terres avec sa petite plage, il y a le Doul qui est un œil de mer sur la commune de Peyriac de mer.

Sa petite plage est aménagée en lieu de loisir pour la grande majorité des Peyriaçois qui s’y retrouvent essentiellement en été pour y pique-niquer, jouer, nager…

Mes enfants qui s’y rendaient disaient : « on va Au doul », nous savions que cela voulait dire qu’ils allaient rencontrer leurs copains, partager un pique-nique, pratiquer des sports nautiques sans risque à travers des moments conviviaux.

Cet endroit est un « petit paradis » auquel je suis particulièrement attaché.

Je souhaite que ce côté sécurisant, ce lieu d’apprentissage et de découverte, de partage et de « vivre ensemble » que le Doul nous renvoie, puisse résonner au sein du Lieu de Vie et d’Accueil (LVA) d’où son nom  « Au Doul ».

Pouvoir accompagner des enfants ou adolescents dans ce cadre de vie fait de « participation à la vie du village » est un atout majeur.

Ce village, composé d’associations sportives et culturelles, de commerces de proximité, d’une école primaire est desservi par les transports en commun ; cet ensemble représente une réelle communauté de vie, permettant un travail autour de la socialisation. 

Lieu de vie « Au Doul »

2, rue du mourvèdre,

11440 Peyriac de mer,

06 03 78 03 34 // 09 63 65 89 91

philippe.gerstel@orange.fr

 

 

Je suis marié depuis plus de 20 ans et père de 7 enfants. Educateur spécialisé depuis juin 2000 puis chef de service en ITEP, j’ai été confronté à des enfants et des adolescents présentant des troubles du comportement et de la personnalité.

 Par ailleurs bon nombre d’entre eux présentaient  des situations socio-familiales  compliquées nécessitant un accompagnement par les services de l’Aide sociale à l’enfance. A cet égard, l’ITEP n’était pas en mesure de répondre à toutes les sollicitations de l’ASE  notamment en ce qui concerne la prise en charge en internat.

Dans le cadre de la collaboration entre nos services respectifs, j’ai pu échanger et partager un constat de l’ASE, celui de l’insuffisance de places en hébergement, réellement adaptées aux jeunes accueillis.

Alors que pour certains enfants ou adolescents un placement en famille d’accueil ou en Lieu de Vie et d’Accueil correspondrait davantage à leurs besoins, c’est en MECS ou en accueil d’urgence qu’ils sont orientés voire mis en attente, à défaut de places disponibles.

 C’est parce qu’actuellement les ordonnances de placement apparaissent plus nombreuses que les offres de prise en charge, ou qu’elles ne peuvent plus toujours apporter des réponses adaptées à la problématique d’un jeune, que je me propose de créer un lieu de vie plus proche peut être des réalités humaines et de nos possibilités.

Je suis propriétaire de ma maison et je souhaite me saisir de cette opportunité pour la mettre à disposition de la création d’un lieu de vie.

Nous voulons être, une possibilité d’accueil complémentaire des accueils déjà existants, proposé aux enfants et aux jeunes en souffrance afin de promouvoir un accueil personnalisé dans un espace à la dimension familiale.

Description : 2 11 1024x571 - Peyriac de Mer

 

2       L’association « Au Doul »

Numéro RNA : W113008126 // N° de parution : 20210013  //N° d’annonce : 120 JO

STATUTS de L’ASSOCIATION « Au Doul ».

 

Conformément à la Loi du 1er juillet 1901 et du décret du 16 août 1901.

 

ARTICLE 1- NOM

 

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du

1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre : ASSOCIATION ''Au Doul''

 

ARTICLE 2 - BUT OBJET

Cette association a pour objet : Lieu de Vie et d’Accueil d’enfants entre 6 ans et 14 ans et ou fratries d’enfants mineurs proposés par l’aide sociale à l’enfance.

 

ARTICLE 3 - SIÈGE SOCIAL

Le siège social est fixé chez Mr GERSTEL, 2, rue du mourvèdre, 11440 Peyriac de mer.

Il pourra être transféré par simple décision du conseil d'administration.

 

 

ARTICLE 4 - DUREE

La durée de l’association est illimitée.

 

ARTICLE 5 - COMPOSITION

L'association se compose de Membres et d’un bureau constitué d’un président, d’un trésorier et d’une secrétaire élus aux scrutins secrets.

En tant que directeur du Lieu de Vie et d’Accueil, Mr GERSTEL  Philippe ayant les compétences aura l’autorité et les moyens nécessaires pour exercer en toute responsabilité, ses missions déléguées par  Mr CHRISTOPHEL Pascal président de l’association.

 

ARTICLE 6 - ADMISSION

L’association est ouverte à toutes personnes parrainées par au moins un membre du conseil d’administration et sur acceptation du président.

 

ARTICLE 7 - MEMBRES – COTISATIONS

Sont membres d'honneur ceux qui ont rendu des services signalés à l'association. 

Il sera demandé une cotisation au membre actif.

 

ARTICLE 8 - RADIATIONS

La qualité de membre se perd par :

a) La démission;

b) Le décès;

c) La radiation prononcée par le conseil d'administration pour motif grave, l'intéressé ayant été invité par lettre recommandée à fournir des explications devant le bureau et/ou par écrit tel que stipulé dans le règlement intérieur de l’association.

 

ARTICLE 9 - AFFILIATION

A l’heure actuelle, l’association « Au Doul » est affiliée à la FNLV.

Elle pourra par ailleurs adhérer à d’autres associations, unions ou regroupements par décision du conseil d’administration.

 

ARTICLE 10 - RESSOURCES

Les ressources de l'association comprennent :

1° Les subventions de l’état, des départements et des communes.

2° Correspondent aux frais de fonctionnement du Lieu de Vie et d’Accueil qui sont pris en charge par les organismes financeurs compétents sous la forme d’un prix de journée comme défini aux articles D.316-1 à D.316-4 de loi sur les lieux de vie.

Le montant du prix journalier sera exprimé en multiple de la valeur horaire du salaire minimum de croissance déterminé dans les conditions prévues aux articles L.141-2 à L.141-7 du code du Travail. Il ne pourra donc être inférieur à un montant minimal de 14,5 fois la valeur horaire du salaire minimum de croissance comme le prévoit la loi et pourra être réévalué en fonction de toutes les charges afférentes à la bonne gestion du lieu de vie dans la limite du seuil maximum.

3° Toutes les ressources autorisées par les lois et règlements en vigueur. »

 

ARTICLE 11 - ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

L'assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l'association à quelque titre qu'ils soient.

Elle se réunit une fois par an, courant du 4ème trimestre.

Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l'association sont convoqués par les soins du secrétaire. L'ordre du jour figure sur les convocations.

Le président, assisté des membres du conseil, préside l'assemblée et expose la situation morale ou l’activité de l'association.

Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) à l'approbation de l'assemblée.

Ne peuvent être abordés que les points inscrits à l'ordre du jour.

Les décisions sont prises à la majorité des suffrages exprimées.

Il est procédé, après épuisement de l'ordre du jour, au renouvellement des membres sortants du conseil.

 

ARTICLE 12 - ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE

Si besoin est, ou sur la demande de la moitié plus un des membres inscrits, le président peut convoquer une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités prévues aux présents statuts et uniquement pour modification des statuts ou la dissolution ou pour des actes portant sur des immeubles.

Les modalités de convocation sont les mêmes que pour l’assemblée générale ordinaire.

Les délibérations sont prises à la majorité des suffrages exprimées.

 

ARTICLE 13 - CONSEIL D'ADMINISTRATION

L’association est administrée par un conseil de membres élus par l’assemblée générale. Les membres sont rééligibles. Le conseil d'administration se réunit une fois au moins tous les six mois, sur convocation du Président ou sur la demande du quart de ses membres.

Les décisions sont prises à la majorité des voix ; en cas de partage, la voix du président est prépondérante.

Tout membre du comité qui, sans excuse, n'aura pas assisté à trois réunions consécutives, pourra être considéré comme démissionnaire.

 

ARTICLE 14 – LE BUREAU

Le conseil d'administration élit parmi ses membres un bureau composé de :

1) Un Président  Mr CHRISOTPHEL Pascal

2) Une secrétaire Mme GERSTEL Géraldine

3) Un trésorier Mr GERSTEL Philippe

 

ARTICLE 15 – INDEMNITES

Toutes les fonctions, y compris celles des membres du conseil d’administration et du bureau, sont gratuites et bénévoles. Seuls les frais occasionnés par l’accomplissement de leur mandat sont remboursés sur justificatifs. Le rapport financier présenté à l’assemblée générale ordinaire présente, par bénéficiaire, les remboursements de frais de mission, de déplacement ou de représentation.

Ces dispositions seront  affinées dans un règlement intérieur (nature des frais, des missions, qualité des bénéficiaires, etc.).

 

ARTICLE 16 - REGLEMENT INTERIEUR

Un règlement intérieur sera établi par le conseil d'administration, qui le fera alors approuver par l'assemblée générale.

Ce règlement sera destiné à fixer les divers points non prévus par les présents statuts, notamment ceux qui ont trait à l'administration interne de l'association.

 

ARTICLE 17 - DISSOLUTION

En cas de dissolution prononcée selon les modalités prévues à l’article 12, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés, et l'actif net, s'il y a lieu, est dévolu à un organisme ayant un but non lucratif conformément aux décisions de l’assemblée générale extraordinaire qui statue sur la dissolution. L’actif net ne peut être dévolu à un membre de l’association, même partiellement, sauf reprise d’un apport.

 

ARTICLE 18 - LIBERALITES :

Le rapport et les comptes annuels, tels que définis à l’article 11 (y compris ceux des comités locaux) sont adressés chaque année au Préfet du département.

L’association s’engage à présenter ses registres et pièces de comptabilité sur toute réquisition des autorités administratives en ce qui concerne l’emploi des libéralités qu’elle serait autorisée à recevoir, à laisser visiter le Lieu de Vie et d’Accueil  par les représentants de ces autorités compétents et à leur rendre compte de son fonctionnement.

 

 

3 Localisation :

 

Le lieu de vie se situe dans l’Aude avec des départements limitrophes (Hérault, Pyrénées orientales et Haute Garonne) connus pour leur ensoleillement et leur attrait touristique. Du lieu d’accueil, la mer n’est qu’à quelques kilomètres et la montagne à une heure en voiture. Le village de Peyriac de mer possède un étang « Le Doul » situé à 1.5 kilomètres du lieu de vie. La maison est située à l’extrémité d’un lotissement proche des vignes et de la garrigue. La plus grande ville la plus proche est Narbonne à 11 kilomètres avec une ligne de bus régulière.

Description : http://zones-humides.org/sites/default/files/Bages%20sigean_IGN.jpg

Structures

Temps de trajet

Ecole primaire publique et crèche

4 minutes à pieds (au sein du village)

Mairie, Bibliothèque …

4 minutes à pieds (au sein du village)

Centre médical avec médecins, kinésithérapeutes, infirmiers…

2 minutes à pieds (au sein du village)

Pharmacie

2 minutes à pieds (au sein du village)

Complexe sportif (city et gymnase)

4 minutes à pieds (au sein du village)

Terrain de tennis et de rugby

10 minutes à pieds (au sein du village)

Commerces, poste, bureau de tabac

4 minutes à pieds (au sein du village)

Base nautique « Le Doul »

10 minutes à pieds (au sein du village)

Collège public de Narbonne

30 minutes par le bus

Collège public de Sigean

10 minutes par voiture

Lycées de Narbonne

30 minutes par le bus

Lycées de Lézignan

45 minutes par le bus

Gendarmerie de Montplaisir (Narbonne)

10 minutes en voiture

CHR de Narbonne

15 minutes en voiture

Centre commercial, cinéma, loisirs… (Narbonne)

10 minutes en voiture

Réserve Africaine de Sigean

5 minutes en voiture

Caserne Pompier de Sigean

8 minutes

 

Description : http://ecomaison.chez-alice.fr/Randonnees/11%20-%20Aude/Etang%20de%20Doul/carte.jpg

 

 

4 Plan architectural et description du lieu de vie 

 

Le lieu de vie se présente comme une maison de 168 m2 établie sur un terrain de 430m² clôturé.

Elle se situe dans un lotissement qui comprend 17 maisons ; le lieu de vie donne dans les vignes et la garrigue.

Les extérieurs comprennent : 1 terrasse en dur de 25m², 1 terrasse carrelée de 30m² donnant sur une piscine en béton hors sol de 4m par 3.5m.

 

Récapitulatif des pièces :

Au rez-de-chaussée :

La vie s'organisera autour de la pièce de vie commune constituée de la Cuisine américaine qui est ouverte sur la salle à manger et la pièce de vie (50 m2). Ce type d’aménagement permet de créer de meilleurs liens et de n’isoler personne lors de la préparation des repas permettant la convivialité.

Il y a une chambre, un WC, une salle de bain comprenant une douche américaine, une baignoire et une double vasque.

Nous avons aussi un grand garage qui sert notamment de buanderie (lave-linge, sèche-linge) et de lieu de stockage du matériel pour les activités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au premier étage :

Un couloir donne accès à 3 chambres d’une place, 1 chambre de deux places, 1 wc et une salle de bain avec douche américaine et lavabo.

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La maison telle qu'elle est construite offre un espace chaleureux et convivial tout en permettant aux uns et aux autres de s'isoler si le besoin s'en faisait sentir.

Détail des Pièces                                 Superficie totale : 162 m²

Séjour, salon Cuisine                           50,5 m2

Chambres 2,  4 et 5                             environ 10 m2

Chambre 3                                          15,5 m2

Chambre 1                                          12,40 m²

Chambre studio                                   10,00 m²

Studio Chambre et Salle de bain WC13,50 m2

Salle de bain du haut                            3,00 m2

Salle de bain du bas                             9,00 m2

Salle de bain Studio                             3,3m²

Salle de jeux (au-dessus du studio)      15 m²

Garage                                                20,00m²

 

 

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5 Population accueillie 

 

Le Lieu de Vie et d’Accueil se propose d’accueillir six enfants ou adolescents entre 6 et 14 ans et/ou fratries d’enfants mineurs proposés par l’aide sociale à l’enfance.

 Il ne s’agit effectivement pas de copier le modèle horizontal de groupes par tranche d’âges que l’on trouve si facilement encore en MECS, ITEP, IME etc…

L’accueil d’enfants d’âges différents permet de créer un cadre se rapprochant des conditions de vie d’une famille. C’est une cohabitation de proximité favorisant l’entraide, la recherche du respect mutuel, les échanges entre enfants, permettant de s’expérimenter ainsi à la vie sociale.

Les plus jeunes peuvent regarder et apprendre de leurs ainés et ces derniers aider leurs cadets en se responsabilisant et se valorisant ainsi.

Cette vie en toute petite collectivité va aider l’enfant ou l’adolescent à assimiler des règles de vie partagées, à se socialiser, à grandir jusqu’à pouvoir s’émanciper et partir rassuré du parcours qu’il se sera construit.

Au sujet de l’accueil des fratries : force est de constater que parfois encore, les enfants d’une même fratrie se retrouvent séparés et que les tentatives de regroupement sur certains créneaux relèvent du défi ?! Le lien reste alors difficile à maintenir.

Pour limiter les traumatismes d’une séparation, nous nous proposons d’être lieu d’accueil de fratries en fonction des places disponibles. Il s’agit là de favoriser le maintien du lien entre frères et sœurs et de l’entraide qui en résulterait pour aborder ensemble les passages difficiles mais aussi ceux qui les amèneront à grandir tout en restant unis.

 

Capacité d'accueil

Hébergement global                    

Nombre de journées d’accueil

6 places                                                 

1971 jours

 

Le nombre de journées est calculé en tenant compte d’un taux d’absentéisme de 10% qui sera affiné au fil du temps et de notre expérience.     

 

  6. Une réponse à des besoins

Dans le rapport de recherche APEX-LVA –synthèse du rapport final – 31 mars 2020 il est notamment relevé : « L’étude des trajectoires institutionnelles des enfants que nous avons rencontrés sur nos six lieux d’investigation, montre que la plupart d’entre eux ont connu des parcours de placement marqués par de nombreuses ruptures. Protégés de leur famille, les enfants vivent, avant leur arrivée au LVA, au rythme de l’institution. L’errance, caractérisée par les ruptures d’hébergement répétées qui sont autant d’impossibilités d’éprouver l’accueil et de tisser des liens soutenants et durables, est une première forme de maltraitance extra-familiale que connaissent les enfants rencontrés en LVA. Pour d’autres, s’y ajoutent des maltraitances morales, voire physiques. Eux-mêmes mettent en actes de la violence. Une autre forme de maltraitance plus insidieuse est l’incorporation de leur responsabilité dans le déroulé de leur trajectoire. Les parcours heurtés conduisent aussi à leur mise à distance de l’école. L’institution, de protection de l’enfance ou scolaire, fabrique des carrières d’enfant déviantes : leur métier d’enfant, acteur de sa socialisation, se déroule dans la marge des carrières des autres enfants du même âge. Les trajectoires des enfants accueillis en LVA laissent voir une impossible place pour eux : ni chez eux, ni à l’école, ni en famille d’accueil, ni en « foyer ». Elles démontrent la construction sociale d’une « incasabilité » mise en question au début de l’enquête. Pour la plupart des enfants, l’arrivée dans le LVA stoppe ou freine la succession de ruptures en protection de l’enfance et leur permet de réintégrer les calendriers et les territoires de l’enfance. En cela, les LVA constituent une réponse d’accueil durable pour des enfants protégés ».

Durant la préparation de notre projet nous avons débattu au sujet de la problématique que présentent les jeunes accueillis en institutions classiques aujourd’hui, pour constater un changement : Les problématiques des jeunes changent.

Il suffit de regarder qui sont les jeunes (petits et grands) que nous accueillons aujourd'hui en ITEP, en MECS, en IME ou ailleurs encore pour constater le changement. L'absence de repère et de référence à la loi est de plus en plus grave. Les troubles psychologiques, les fragilités psychiques augmentent. Les carences familiales sont plus prégnantes.

Des prises en charges insuffisantes :

 

·        L'accueil en institution s'avère, parfois, peu adapté : trop lourd, il n'est pas toujours possible d'accorder le temps nécessaire au cas particulier.

L'ambiance spécifique des institutions peut dans certains cas nuire au bon développement d'enfants plus fragiles. 

Pour certains jeunes, la marque institutionnelle est si prégnante, que le travail d'ouverture sur l'extérieur (mise en autonomie) est parfois délicat, voire impossible.

·        L'accueil en famille quant à lui, n'offre pas toujours des moyens suffisant pour aborder certaines problématiques délicates. Il n'est pas toujours souhaitable, voir judicieux de déplacer un jeune directement de l'institution à une famille d'accueil. Le choc provoqué par un tel changement, peut déstabiliser certains adolescents qui n'ont jamais connu de vie de famille mais également la famille qui accueille.

 

Seules des propositions multiples et variées apporteront des réponses adaptées à chacun.

Un lieu de vie, de type petit collectif, avec des responsables ayant une expérience professionnelle et expérience de vie, peut offrir une alternative intéressante.

Ce que nous disent les jeunes, ce qu’ils repèrent très rapidement après être arrivés dans un Lieu de Vie et d’Accueil c’est la permanence de l’attention. Ils en font une différence majeure avec ce qu’ils ont connu jusque-là que ce soit en famille ou en institution. C’est cette permanence et cet engagement qui font la plus-value de nos lieux de vie et d’accueil cette continuité de l’accompagnement qui permet l’attachement et la reconstruction pour ensuite l’amener vers la résilience.

 

L’une de nos collègues disait : « Un Lieu de Vie et d’Accueil, c'était déjà un bateau naviguant entre pas mal d'écueils, inventant de nouvelles routes, de nouveaux repères. Luttant contre vents et marées, imprévus, brutaux, étonnants, on s'adapte en permanence. Notre permanence est là: dans cette vigilance, cette adaptation continuelle à des paysages qui changent. Rien ne change, tout se modifie en profondeur ». Muriel Colas, permanente du Lieu de Vie et d’Accueil L'Hirondelle Brévinoise / Avril 2020

 

 

7. Projet Pédagogique

 

7.1 Accueillir – Ecouter - Agir

Accueillir des jeunes de 6 à 14 ans ou des fratries d’enfants mineurs dont les difficultés nécessitent temporairement ou à plus long terme un accompagnement personnalisé dans un cadre à dimension familiale, sécurisant, disposant d’un personnel attentif et compétent, à l’écoute du jeune et de ses parents.

 

Ecouter le jeune et ses parents permet de construire progressivement un parcours de vie qui prendra en compte la spécificité de chacun d’eux. Chaque adaptation et aménagement possible enrichira en permanence ce projet et permettra d’agir.

Agir en mettant en œuvre une diversité de prestations dans des domaines comme la réconciliation scolaire, l’entrée dans un cycle d’apprentissage, l’appropriation d’une vie sociale, l’accompagnement dans des soins psychologiques et rééducatifs si nécessaire. L’ensemble des prestations visera à développer les potentialités du jeune pour lui permettre d’accéder au niveau d’autonomie qui facilitera toutes les dimensions de son intégration socio-familiale souhaitée.

 

Le Lieu de Vie « Au Doul » mettra en œuvre des accompagnements qui maintiennent une forme de continuité avec les objectifs de travail définis dans les structures d'origine (travail sur les difficultés relationnelles, les problématiques familiales, les troubles du comportement, l'intégration scolaire...). L'accompagnement tient à s'inscrire en cohérence d'un parcours de vie global construit autour des situations spécifiques de chaque jeune. Les modalités d'interventions s'articuleront autour de la prise en compte de l'influence des troubles ou problématiques présentent, sur les dynamiques de projets individuels et sur la dimension collective, le vivre ensemble.

 

 7.2 Le principe de rupture

 

Le placement de l'enfant l'amène à une séparation de son milieu d'origine. Il s'agit d'accompagner l'enfant dans cette situation, souvent douloureuse. Le but étant de préserver au mieux les liens existants de l'enfant tout en l'aidant à accepter et mettre à profit cette période de séparation pour se centrer sur lui-même dans des conditions de sécurité physique, matérielle et affective.

 

L'environnement originel du jeune, source de souffrances et d'insécurité, est souvent l'un des facteurs déclenchant de son placement. La rupture inhérente aux conditions de l'accueil ainsi qu'à l'éloignement géographique du Lieu de Vie, peut susciter chez lui une prise de distance et une remise en question de ses fonctionnements habituels.

 

Le Lieu de Vie « Au Doul» veut être un lieu d'accueil de type familial, c'est-à-dire en groupe restreint composé de quelques jeunes et d'adultes qui partagent ensemble un quotidien dans ce qu'il y a de passionnant mais aussi de difficile. La notion de « vivre avec » permet au jeune accueilli de prendre des résolutions appropriées et respectueuses du collectif qui sont les clefs d'un apprentissage à la vie sociale.

 

Nous partons du principe qu'une personne ne se définie pas seulement par ses actes ou son histoire familiale. Nous proposons donc un accompagnement éducatif où nous soutenons le jeune en lui proposant d’autres activités et d'autres modèles que ceux qu’il a pu côtoyer jusqu’alors.

Le fonctionnement communautaire du Lieu de Vie offre au jeune la possibilité de créer de nouveaux liens, dans un contexte où ce dernier n’a rien à prouver et tout à (re)découvrir.

 Dans ce cadre collectif, la prise en compte de la parole et de l’avis du jeune, responsabilisent ce dernier. Il trouve ainsi des repères qui participent à l'évolution de son identité propre dans le respect et les limites de chacun.

 

L’engagement dans les activités locales confère au jeune une place nouvelle dans laquelle il peut se sentir renarcissisé car il montre « qu’il est capable de… ». Cette démarche responsabilisante, dans un cadre contenant, structurant et sécurisant, amène à une réparation de l’estime de soi.

 

7.3 La sécurité affective et l’autonomisation

 

En fonction de son âge et de ses moyens, nous proposons un accompagnement éducatif qui vise à responsabiliser le jeune à travers des activités riches et diverses, ainsi qu'une réflexion autour de son parcours et de ce qu'il est en capacité de projeter. La sécurité affective de l’enfant est favorisée par des relations chaleureuses, bienveillantes et stables avec les permanents. Des repères, rituels et référence ainsi que la disponibilité physique et psychique de l’adulte participent à la sécurité du cadre d’accueil. Les permanents sont attentifs aux besoins de l’enfant. Ils l’encouragent dans ses progrès, l’aident à grandir en le considérant comme un sujet singulier avec ses désirs et son histoire propres.

 

Le fait que le jeune soit en situation d'expérimenter une action par lui-même assorti du « faire avec les autres » : base de la dynamique de groupe, est essentiel à sa prise d'initiative et le motivera pour entreprendre ses démarches personnelles.

 

Nous adoptons des préceptes éducatifs basés sur l'écoute et l'échange avec l’enfant en vue de le rendre acteur de ses découvertes pour qu'il se les approprie et puisse les remettre en place ultérieurement de manière plus autonome.

 

L’autonomisation est la base et le but de l’éducation, c’est amener l’enfant à être entrepreneur de sa propre vie. L’autonomie repose sur la capacité à faire avec l’aide, puis sans l’aide de l’adulte. L’adulte ne fait pas à la place de l’enfant et amène l’enfant à faire ses propres choix.

L’autonomie, essentielle au développement de l’enfant, c’est aussi pouvoir s’approprier les règles de la Société. L’autonomie est donc à relier aux cadres, limites, frustrations et renvoie à l’acceptation du renoncement à certains désirs immédiats. Les enfants sans limites les cherchent en provoquant de manière de plus en plus voyante l’adulte qui doit les poser.

Des propositions à la hauteur de ses moyens, ainsi que le droit de refuser, voire de régresser aident l’enfant dans son autonomisation. Lui en demander trop serait source de sentiment d’échec nuisible à la confiance en soi. L’adulte est attentif aux formes d’expression de l’enfant. Il lui fait confiance et le laisse faire des choix (jeux libres, motricité libre).

Quelques règles et limites ferment garantissent un environnement sécurisant.

 

 

 

 7.4 L’accueil :

 

Dès  l’arrivée de l’enfant ou de l’adolescent, nous élaborerons une convention de séjour temporaire précisant, les modalités de la prise en charge  (médical, paramédical, éducatif, pédagogique ou autres).

Le contrat de séjour sera signé par les responsables légaux et l’enfant.

Un éducateur référent du jeune sera nommé pour suivre plus spécifiquement son projet.

A l’arrivée de l’enfant ou de l’adolescent, seront recueillies les attentes du jeune et des représentants légaux en vue de construire un projet d’accompagnement qui sera réévalué régulièrement en lien avec tous les intéressés.

 

7.5 Finalité, buts, objectifs

   Finalité

La finalité est, sur du plus ou moins long terme d’accueillir des enfants ou adolescents dans un lieu repérant et sécurisant. Un schéma d’accueil « familial » chaleureux basé sur un partage du quotidien mais aussi le partage d’activités avec des supports pédagogiques spécifiques : vélo, pèche, paddle… doit permettre à  l’enfant de « poser ses valises ».  De plus, la continuité de cet accompagnement assurée par les mêmes intervenants permettra la naissance d’un lien et d’une relation de confiance nécessaire pour élaborer avec l’enfant et ses représentants légaux un projet de vie. C’est à partir de la confrontation à la réalité de la vie quotidienne, aux responsabilités partagées qu’il pourra se construire et acquérir l'autonomie nécessaire à son émancipation.

Buts

Plusieurs buts sont proposés pour notre lieu de vie :

Un accompagnement dans la vie quotidienne, dans le « Vivre avec », le partage réfléchi de la vie de tous les jours comme premier support éducatif et pédagogique.

Un accueil axé sur des relations de proximité, fondées sur une acceptation de la personne dans sa singularité et dans sa globalité pour permettre l’épanouissement de l’enfant accueilli mais aussi sa progression dans une insertion scolaire et pour les plus âgés préprofessionnelle

Un accueil adapté et spécifique aux enfants dans une habitation personnalisée partagés sur une grande majorité du temps avec les permanents fondateurs avec un petit effectif de 5 à 6 enfants maximum et un encadrement de trois autres personnes diplômées.

Un accueil déterminé par une convention de séjour temporaire (long, moyen et court terme)   issu d’une réflexion commune entre les Permanents, les Partenaires et les Représentants légaux ayant pour but de viser l’apaisement, le rétablissement de liens sociaux, un cheminement de la personne accueillie pour la construction d’un projet de vie singulier.

Lorsque c’est préconisé, un accueil en distanciation avec la famille, sans pour autant l’exclure, pour pouvoir renouer et travailler autour de son histoire, comprendre, donner du sens et envisager un retour en famille lorsque cela redevient souhaitable ?!

Objectifs

Un Lieu de Vie et d’Accueil permet de mettre en place une coupure, une rupture pour un temps avec le milieu dans lequel l’enfant ou l’adolescent se trouvait en difficulté et en souffrance. L’éloignement devient alors une source d’apaisement, de ressourcement, de sérénité et de sécurité.

Parfois, il peut arriver que les enfants ou adolescents qui sont passés par des structures traditionnelles aient mal vécu cette prise en charge, la mettant en échec. Le Lieu de Vie et d’Accueil peut répondre à leurs besoins et s’avérer plus constructif.

Notre lieu de vie est aussi l’exutoire où peuvent s’exprimer parfois, par des violences verbales ou physiques, les souffrances et le vécu douloureux des accueillis. Les accueillants sont là pour les recevoir et travailler à leur verbalisation.  « Lorsque l’on n’a pas les mots, on a les actes ». Le travail avec une équipe de thérapeutes (psychologue et psychiatre) et pour nous important pour appréhender au mieux les réponses à apporter.

 

7.6 Un quotidien qui est aussi fait d’activités

 

Ce travail au quotidien et sur le quotidien, en toute ressemblance de celui d’une famille, va permettre à chaque jeune accueilli de découvrir et se confronter à des règles de vie simples et partagées, source d’apaisement et de sécurité intérieure. Un « cadre familial » en somme, où chacun est là avec sa personnalité, ses qualités, ses défauts, ses imperfections, ses lacunes et ses générosités, qui apparaitra  infiniment moins distant et donc atteignable, par rapport à l'impression que la demande des adultes serait qu'ils soient "des enfants parfaits". Au Doul, à l’école, dans la vie du village, dans les activités, partout nous pousserons le jeune à développer un comportement social se voulant adapté et qui l’aidera à dépasser ce qui résonnait encore de façon confuse chez lui jusque-là.

L’activité, qu’elle soit physique, sportive, intellectuelle ou artistique, sera pour nous un support permettant à l’enfant de s’ancrer dans la réalité d’une vie communautaire et de favoriser son développement social et affectif. Adhérer à un club, faire une sortie avec les jeunes du village, les inviter à partager un moment au LVA ; une rando en vélo ou une partie de pêche avec le voisin ; aller tous ensemble à la fête du village et y retrouver ses connaissances, recevoir au Lieu de Vie et d’Accueil des personnes qui participent volontiers aux activités, partageant ainsi leurs compétences et leurs passions avec les jeunes accueillis… Voilà autant de moments et de lieux qui animeront la relation sociale, tisseront des liens et seront source d’épanouissement.

 

7.7 Organisation de la vie quotidienne

 

Rythmer  et  ritualiser le quotidien est sécurisant, repérant et rassurant  pour les enfants. Il ouvre à l’accès de l’imprévu plus facilement. En effet l’enfant sait qu’il peut se référer à ce quotidien pour se rassurer s’il le souhaite. Pour cela, la planification des temps est essentielle avec un fonctionnement  type ou de base où toutes les périodes trouvent une rythmicité (levers, transports, devoirs, soirées, weekend, vacances…). Pour autant, il ne s’agit pas de rigidifier l’aménagement des temps ; plutôt installer une certaine souplesse.

 

-         Une journée type :

Le lever : En période scolaire, le lever s’effectue  vers 7h00  pour les enfants en primaire et vers 6h30 pour les enfants qui sont scolarisés sur Narbonne.  Pour l’enfant  qui serait  en panne de scolarité et pour maintenir un rythme de vie, le lever sera également à 7h00 pour éviter l’installation de mauvaises habitudes. Pour ces derniers, sur le lieu de vie des activités éducatives avec un soutien scolaire seront proposées avec pour objectif de raccrocher l’enfant à l’école.

 

Le midi : En fonction du projet des enfants, certains mangeront au lieu de vie avec les permanents  qui prépareront les repas, ou encore à la cantine de l’école.

 

Le retour de l’école : Au retour de l’école, un temps de goûter sera proposé aux enfants avec ensuite le suivi des devoirs et des leçons. Un temps de détente suivra, avec ou sans occupation, permettant aux enfants de souffler après leur longue journée. Les enfants inscrits à des activités extra scolaires pourront bien évidement y participer (tennis, judo, …).  

Le Diner : Les permanents prépareront le repas avec les enfants. Tous les enfants auront des tâches à accomplir  (mettre la table, débarrassage, rangement…) ; un planning des services sera mis en place. (Il en sera d’ailleurs de même pour l’ensemble des tâches ménagères : entretien de la maison, courses, ménage du jardin…)

 

La Soirée : L’enfant a parfois besoin de se retrouver dans son espace, dans sa chambre, à l’écart du collectif. Pour autant, nous proposerons également des petites activités comme des jeux de société, une petite ballade, un épisode d’un film…).  Sauf soirée exceptionnelle, le coucher se fera à 21H pour les plus petits et 21H30 pour les  grands. Chacun regagnera sa chambre. Le permanent assurera le bon déroulement de la nuit jusqu’au lever.

 

-         Les autres temps d’accompagnement :

 

Accompagnements personnalisés : Si nécessaire, certains enfants bénéficieront de suivis spécifiques tels que de l’orthophonie, de la psychomotricité, d’un temps avec un psychologue... Le psychologue, vacataire du Lieu de Vie et d’Accueil répondra aux besoins à partir d’une disponibilité programmée. Un psychiatre sera également mobilisable à notre demande.

 

L’Organisation des vacances et des weekends : Cela se construira en fonction du nombre d’enfants présents sur la structure et devra être bien réfléchi. L’objectif n’étant pas de s’inscrire dans de la « suractivité», les propositions resteront raisonnables, en maintenant un principe de réalité comme ligne de conduite, c’est à dire sans vendre du rêve aux enfants, sans leur faire croire que tout serait réalisable et sans limite. Notre Lieu de Vie et d’Accueil proposera plusieurs types d’activités telles que le nautisme (paddle, planche à voile, bateau), la randonnée, la pèche, le vélo, sans oublier celles tout aussi intéressantes qui seront proposées par la MJC, les associations du village ou encore les camarades du village.

Pendant les périodes de vacances, nous entrevoyons également la possibilité d’inscrire des enfants au centre aéré de la commune ou à des petits séjours dans des centres agréés.

 

Les activités éducatives et/ou pédagogiques sont indéniablement utiles mais ne pas toujours être dans la proposition et permettre à l’enfant, par moments, de « ne rien faire »  est aussi important. Faut-il passer d’une activité à une autre ? Etre toujours actif ? Ne jamais se laisser aller à rêvasser ?  C’est le quotidien de nombreux enfants dans nos sociétés contemporaines. Combler le vide et le manque d’activités devient presque une question existentielle ! Et si cette appellation « le vide » arrêtait de faire peur ? Ce vide, qui s’assimile facilement à « ennui » est devenu une chose terrifiante pour une majorité d’entre nous et à laquelle nous tentons de remédier par n’importe quel moyen. Blaise Pascal écrivait à ce propos:

« Ennui. Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide ». S’ennuyer, cela revient à se retrouver avec soi-même, avec ses pensées et il n’est pas toujours facile de s’y confronter. Pourtant, s’ennuyer a de nombreuses vertus. A commencer par celle de la créativité et sa curiosité.  Quand il n'a rien à faire, l’enfant va devoir réfléchir à ce qui lui ferait plaisir. Il va ainsi se diriger vers les activités qui lui tiennent vraiment à cœur. De plus, quand un enfant s'ennuie, il va devoir être seul maître de ses choix. En se débrouillant par lui-même pour s'occuper, il gagne ainsi en autonomie et en confiance en lui. L’objectif n’est pas ici de faire  l’apologie de l’ennuie mais de trouver un équilibre et ne pas être dans la surconsommation d’activités.

 

8.  Les liens familiaux :

 

Le placement en lieu de vie et d’accueil vise à offrir une parenthèse ou un temps de pause au jeune et à sa famille naturelle sans passer par le milieu institutionnelle. Notre structure propose de réunir les fratries pour éviter son éparpillement qui peut être vécu douloureusement.

Nous souhaitons à minima, durant le placement, garder pour objectif premier de maintenir les liens et de préserver des relations entre les enfants et les parents.

Même pour les parents n’ayant ni droits d’hébergement, ni droits de visite à domicile, il est important d’explorer les pistes permettant un maintien du lien avec les enfants : visites médiatisées, courriers, appels téléphoniques…

La séparation parents-enfants ne doit pas être synonyme de rupture des liens.

Dans certaines situations, le retour en famille n’est à priori pas envisagé, ni envisageable, soit en raison de la lourdeur des problématiques des parents, soit en raison de l’âge de l’enfant qui est proche de la majorité. Pour ce dernier l’axe de travail tendra vers un projet d’autonomie mais aussi dans la mesure du possible au maintien du lien avec la famille.

 

 

 

Travailler à l’optimisation du lien Parents – enfants, une démarche inéluctable :

 

 Au-delà d’un simple maintien du lien parents-enfants, il faut chercher à travailler à l’amélioration et l’optimisation de celui-ci. La défaillance du lien parents-enfants (carences affectives, carences éducatives…) compte très souvent parmi les facteurs déclenchant la décision du placement. L’un des objectifs principaux va donc consister à travailler à la restauration, à la réparation, à la reconsolidation et à la reconstruction de ce lien.

 

Travailler à la restauration du lien parents-enfant, c’est aussi amener chacun à se repositionner et à retrouver la place qui est la sienne au sein de la cellule familiale : place d’enfant, place de parents… Il est important de rappeler aux parents que le lieu de vie et d’accueil  n’est pas là pour se substituer à eux, mais qu’ils conservent leurs fonctions et prérogatives parentales. Par ailleurs, il faut convaincre les parents que la coopération entre la structure et la famille permettra une meilleure réinsertion du jeune.

En effet, les familles doivent être considérées comme un acteur incontournable de l'accompagnement par le lieu de vie pour l’enfant.

 

 

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